A propos

© Photo Julie Fuchs

La photographie et la psychanalyse

J’ai 48 ans, je vis et travaille en Provence.
Je suis photographe et psychanalyste, ces deux activités se fécondent mutuellement pour éclairer mes questionnements sur l’être humain. La pratique de la psychanalyse me permet de recevoir une parole intime et singulière. J’y accueille des affects qui disent la vulnérabilité et la sensibilité de l’Homme et qui révèlent ses extraordinaires ressources. La psychanalyse et la photographie sont des voies fertiles pour réactiver nos capacités à résister, à exister ou à nous recréer face à la violence du monde.

La photographie, un regard sur l’histoire

La pratique photographique m’amène à rechercher dans les traces du passé, ce qui fait écho ou résonne avec le présent, comme autant d’éléments invitant à penser le contemporain. La «grande histoire» a produit bien des drames collectifs, j’interroge la place qu’ils occupent dans notre culture et nos imaginaires. Pour cela, j’arpente des lieux de mémoire afin d’en saisir des manifestations, sites mémoriels, territoires chargés d’histoire, monuments, espaces naturels ou paysages. Mais aussi ce que Jürgen Osterhammel, historien appelle les «chambres de mémoires», archives, bibliothèques, musées, collections… ces lieux qui «conservent le passé à l’état d’agrégats de possibilités».

Une photographie subjective-documentée

Je débute tout projet par un travail de documentation et de repérage, sans pour autant faire un travail d’historien. Ceci me permet de préciser mes connaissances sur le sujet afin de mieux m’en libérer sur le terrain. Lorsque j’explore un territoire, je me laisse saisir par l’atmosphère des lieux jusqu’à ce que des échos et résonances lèvent en moi des impressions, fugitives mais tenaces, images subjectives et intimes ou héritage de représentations culturelles. Je recueille des traces, des indices, des empreintes, tous éléments qui me racontent une histoire ou semblent avoir un pouvoir de révélation sur les événements passés, leurs causalités ou leurs modes de transmission, ainsi que sur leur propension à éclairer le présent. Je m’intéresse autant aux informations que montre un document qu’à son esthétique, autant à ce qu’expose un site qu’à ce que j’y projette et ressens de personnel et d’intime.

La douceur comme antidote

En contrepoint d’un contenu souvent âpre, je produits une photographie à l’esthétique empreinte d’une certaine douceur. La «puissance de la douceur», d’Anne Dufourmentelle, comme antidote à la violence et comme un autre moyen possible d’envisager les rapports humains.

Expositions

2021/04 ECHOS, Exposition collective, Istres
2019/07 Ar den, la sombre, Festival Voies Off, Arles
2018/07 Les arbres de Birkenau. Festival Voies Off, Arles
2016/06 En marchant, Exposition collective, Cavaillon
2015/06 Silence, Exposition collective, Cavaillon
2014/07 Le portrait mis à nu, Exposition du vendredi, Les Rencontres d’Arles
2014/06 Je raconte des histoires, Exposition collective, Cavaillon

Workshops et Formation

Diana Lui, Philippe Chancel, Jean-François Joly, David Brunel, Martine Montegrandi, Christine Cornillet, Christine Sibran, Christophe Laloi.